Burundi : Les députés européens exigent des sanctions européennes contre le gouvernement

Le Parlement européen a voté une résolution concernant l’aggravation de la situation au Burundi, où plus de 400 personnes ont été assassinées depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat controversé, plus tôt dans l’année. Depuis lors, une crise politique majeure fait rage dans le pays en proie à des violences, mettant en péril la paix et la stabilité du pays et de la région.

Louis Michel (MR, Belgique), président de la Délégation à l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, a déclaré que la situation était allée trop loin et que des mesures étaient fortement nécessaires : »Le Burundi est au bord de la guerre civile suite aux événements des derniers jours et à la rhétorique dangereuse et ambiguë, aux relents ethniques du pouvoir. Cette crise politique, qui est la plus grave depuis 2005, oblige la Communauté internationale à se positionner. Je salue la proposition du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine d’envoyer une force de 5 000 hommes au Burundi.  Nous sommes face à des crimes contre l’humanité, à des crimes de droit international qui ne peuvent rester impunis. Nous ne pouvons plus tolérer une violence disproportionnée, des arrestations arbitraires, des exactions extrajudiciaires, des enlèvements, des médias détruits, une opposition bâillonnée, une société civile démantelée, des ONG fermées, etc. Il appartiendra à la force de réaction rapide Est-africaine de protéger la population et au-delà, d’aider à maintenir la stabilité de la sous-région. Pour ma part, il faut aller vers une transition qui devra conduire à terme, à de nouvelles élections. »

 

Bamako, Mali 23 November 2013 EU Chief Observer Louis Michel meets ambassadors. At the request of the Malian authorities, the European Union had deployed an election observation mission for the legislative elections scheduled for November and December 2013 in Mali. Photo: EU EOM Mali / Ezequiel Scagnetti