Deuxième conférence de haut niveau tenue aujourd’hui à Bruxelles sur l’action humanitaire en RCA

Monsieur Louis Michel, Envoyé spécial du Secrétaire général de la Francophonie pour le suivi de la situation politique en République centrafricaine, a, au nom du Secrétaire Général, S.E.M. Abdou Diouf, remercié Mme Kristalina Georgieva, Commissaire européenne chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réponse aux crises, et Mme Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, Coordinatrice des secours d’urgence, pour l’organisation de cette deuxième conférence de haut niveau tenue aujourd’hui à Bruxelles sur l’action humanitaire en RCA. Il a tenu à remercier la France pour son engagement en Afrique que ce soit en RCA ou au Mali et espère vivement que des troupes militaires européennes se déploieront rapidement en RCA.

Pour Louis Michel, « le drame humanitaire qui se vit en RCA mérite la plus haute attention de la Communauté internationale. Toute couverture humanitaire est directement liée à une évolution positive des conditions de sécurité et donc à la stabilité politique. C’est pourquoi, si des progrès significatifs en matière de sécurité ne sont pas faits dans les prochains mois, il faudra penser à transformer la MISCA en une opération de maintien de la paix des Nations unies ». Une telle force permettrait d’améliorer la situation sécuritaire, l’acheminement de l’aide humanitaire et appuierait la stabilisation à long terme et la reconstruction de la RCA.

La dimension politique est majeure pour résoudre cette crise. Louis Michel a rappelé l’importance de « respecter la feuille de route et la tenue des élections prévue au plus tard au premier semestre 2015 ». « La reconstruction de l’Etat de droit est incontournable pour assurer au minimum les fonctions régaliennes ». Il est urgent de construire un Etat proposant une conception globale et des conditions de bien-être pour tous. Cette conception de l’Etat ne pourra exister que si les autorités centrafricaines utilisent à bon escient les ressources naturelles du pays.

Enfin Louis Michel a insisté sur l’effet mortifère de faire dépendre l’implication des donateurs et la mise à disposition de moyens financiers suffisants à l’achèvement total et préalable de la sécurité.