« La Commission sort de son mutisme habituel et défend nos valeurs »

Communiqué de presse – Louis Michel – 13/01/2016

La Commission européenne vient de déclencher la première étape du mécanisme pour l’état de droit à l’encontre de la Pologne. Louis Michel salue cette décision:

« La situation en Pologne se détériore. Nous ne pouvons accepter qu’un Tribunal Constitutionnel, la plus haute instance qui assure le respect des principes fondamentaux et démocratiques, soit ainsi muselé. Devant de telles dérives, je me réjouis que la Commission européenne ait activé un mécanisme visant à garantir l’état de droit au sein des États membres. Elle rompt ainsi avec la passivité à laquelle nous sommes désormais habitués. C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. Il était temps que la Commission prenne ses responsabilités afin de mettre fin à ce jeu dangereux qui risque d’aboutir à une véritable fracture entre d’une part, une Europe autoritaire et d’autre part, une Europe qui repose sur des valeurs démocratiques. »

 

Louis Michel dénonce toutefois la politique de deux poids deux mesures de la Commission européenne à l’égard des dérives de certains États membres.

« Le cas polonais illustre l’orbanisation de certains régimes européens. Je regrette donc que la Commission ne fasse pas preuve de la même détermination à l’égard des autorités hongroises malgré les appels répétés du Parlement européen. Tout citoyen européen mérite que la Commission accorde une attention identique au respect des valeurs démocratiques, de l’état de droit et des droits fondamentaux quel que soit l’État membre mis en cause et quelle que soit la majorité politique qui dirige le pays. »

LIBE committee meeting on " The situation of fundamental rights in the European Union "

LIBE committee meeting on  » The situation of fundamental rights in the European Union «