Les députés européens MR plaident pour une stratégie européenne de réindustrialisation ambitieuse et tournée vers l’avenir

Les députés européens MR Gérard Deprez, Louis Michel et Frédérique Ries se réjouissent de l’adoption par le Parlement européen d’une résolution sur la nécessité d’une politique européenne de réindustrialisation à la lumière notamment de la fermeture de l’usine Caterpillar de Gosselies.

 

« Nous tenions à exprimer notre sympathie et notre solidarité à l’égard des travailleurs et des sous-traitants, victimes d’un processus brutal qui a pris tout le monde par surprise. Comme eux, nous avons été choqués par l’annonce de la fermeture du site de Gosselies par une entreprise qui a déjà fait l’objet d’une restructuration importante en 2013. Face à ce type de phénomènes, des solutions concrètes doivent être envisagées sans tarder. C’est pourquoi, dès que cela a été possible, nous avons rencontré la commissaire à l’Emploi ainsi que des représentants des travailleurs de Caterpillar. »  expliquent les eurodéputés du MR.

 

«Nous plaidons pour que des mesures concrètes à court et à long terme soient adoptées. Il faut que l’UE active les mécanismes dont elle dispose, notamment le fonds d’ajustement à la mondialisation, pour accompagner les travailleurs qui perdent leur emploi et inclure les sous-traitants, mais il est également nécessaire que l’Europe anticipe mieux les difficultés socio-économiques et assure une meilleure compétitivité du tissu industriel européen. Il est par exemple indispensable de renforcer les mécanismes permettant, dans le respect d’un dialogue social structuré, d’envisager des solutions alternatives aux fermetures pures et simples d’entreprises. »

 

Les députés MR se disent également convaincus qu’un renforcement de l’industrie européenne est nécessaire et constitue un atout stratégique essentiel pour la croissance, l’innovation et l’emploi dans l’Union européenne.

 

« Il est manifeste que la relance de la production, après la crise de 2008-2009, a été bien plus lente en Europe que dans des pays comme la Chine ou les Etats-Unis, mais cette tendance n’est pas irréversible et la réindustrialisation de l’UE est une priorité urgente si nous voulons renforcer la croissance, l’innovation et l’emploi en Europe. La crise économique a montré que les industries les plus solides sont celles qui investissent le plus dans l’innovation, la R&D, l’efficacité énergétique, l’économie circulaire, etc. Or, l’UE manque indéniablement d’investissements publics et privés.  Nous plaidons donc pour que la Commission élabore une stratégie pour une politique de réindustrialisation ambitieuse, tournée vers l’avenir, favorisant l’émergence de champions européens capables de s’attaquer à un marché globalisé et de s’intégrer à la concurrence mondiale. Nous devons nous donner les moyens d’être le moteur du changement et de l’innovation. 

 

Les députés européens appellent également à un renforcement de l’arsenal européen dans la lutte contre le dumping provenant d’États tiers. « La mondialisation a indéniablement eu des bénéfices. Mais celle-ci ne pourra être vertueuse que si elle est correctement encadrée. Pour cela, nous, réformateurs, mettons un point d’honneur au renforcement des mécanismes de défense contre le dumping provenant d’États tiers, notamment la Chine. Il y a des règles et celles-ci doivent être respectées. Nous devons faire preuve d’intransigeance à l’égard des pratiques déloyales des pays qui ne sont pas des économies de marché. » 

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