Marche « Je suis Charlie » à Paris

Nous sommes tous unis dans la marche républicaine qui a lieu ce dimanche à Paris. Face aux atrocités commises, aux actes de barbarie qui ont fait 17 morts cette semaine, la France, l’Europe et le monde ont affiché un esprit de solidarité et d’unité pour défendre la démocratie.

En s’attaquant à Charlie Hebdo et en tuant froidement 12 victimes, ces criminels s’en sont pris aux principes fondamentaux qui composent notre humanité, à cette flamme qui brûle au sein de chacun d’entre nous. Ils s’en sont pris au cœur de notre Liberté. En s’attaquant à un magasin Casher, ces extrémistes s’en sont pris à notre volonté de vivre ensemble dans le respect de nos diversités. Tuer au nom d’un dieu est la pire injure que l’on puisse faire à l’homme.

Nous sommes tous les dépositaires de la démocratie. Il est urgent de s’interroger sans complexe et sans complaisance sur les causes de ces actes innomables commis dans le but de faire taire et de faire peur.

Comme le montre la participation à la marche de nombreux chefs d’Etat et hautes personnalités dont notre Premier Ministre Charles Michel ou encore le Président de la Commission européenne Jean Claude Juncker , nous refusons catégoriquement toute intimidation. La peur,voisine de la haine, est une torture de l’esprit qui conduit à l’extrémisme et au chaos.

Unis, nous utilisons l ’essence même de notre humanité, l’idée de liberté, pour briser la barbarie rappelant que si l’Homme est mortel, les idées demeurent.

A présent il revient à chacune et chacun d’entre nous de répondre de manière responsable, juste et mesurée. La sécurité à long terme réside moins dans la force que dans l’inclusion, la construction et l’éducation.

Comme l’a écrit Desmond Tutu le Prix Nobel de la Paix: »Nous ne pouvons être libres que tous ensemble (….) nous ne serons en sécurité que tous ensemble (…) Nous ne pouvons être humains que tous ensemble. »
« Ma liberté s’arrête là où commence la liberté des autres »(John Stuart Mill). Dès lors, la limite à ma liberté ne peut être établie que dans la relation à l’autre et ne peut en aucun cas être arbitraire.