Vers un marché numérique européen

Réaction de Frédérique Ries et Louis Michel au vote sur le marché unique numérique – 19/01/2016

 

Ce mardi 19 janvier 2016, le Parlement européen a approuvé à une très large majorité le rapport Kallas/Gebhardt sur le futur marché unique numérique, espéré depuis longtemps mais dont la concrétisation se fait attendre.

 

Si au fil des dernières années, le poids du numérique n’a cessé de croitre au sein de la société européenne, 315 millions d’européens par exemple utilisent chaque jour internet, la maitrise technologique reste avant tout américaine. Pourtant les raisons de mettre en place ce marché européen unique du numérique ne manquent pas: un boum de la croissance estimée à 415 milliards d’euros avec des retombées directes sur la création d’emplois et un attrait nouveau pour les start-up européennes qui auront moins de raisons de s’exporter outre-Atlantique et de développer leur « business model » en Californie dans la Silicon Valley.

 

Les deux députés MR souhaitent mettre en avant les bénéfices considérables que pourrait tirer l’Union européenne d’un tel marché unique, alors qu’actuellement seuls 14% des PME par exemple utilisent Internet comme canal de vente. Outre la réduction conséquente des frais de livraison dans le commerce électronique transnational, d’autres avantages sont à attendre parmi lesquels la fin du blocage géographique et la possibilité pour l’internaute de regarder le JT de son choix en streaming, ainsi que la création d’une passerelle numérique unique facilitant les ventes en ligne à l’échelle européenne.

 

 

Pour Frédérique RIES : « Plus de vingt ans après la publication du rapport sur la société de l’information planétaire par le Commissaire Bangemann, l’Europe est toujours à la traîne dans le domaine des nouvelles technologies. Il est grand temps d’inverser la tendance et que l’UE favorise l’émergence de sociétés leaders par exemple dans la vente des biens et service en ligne, dans la création d’un « cloud européen », ou encore dans la E-Heath. Le chemin de la réalisation du marché unique numérique va être long, mais c’est le seul qui soit possible. L’UE doit montrer sa capacité se réinventer et à regarder le futur avec espoir et ambition».

 

 

Louis Michel de son côté précise: «L’Europe doit rejoindre au plus vite le convoi du numérique qui concerne tous les aspects de la vie des citoyens, des jeunes, des hommes publics et des hommes d’affaires, jusqu’à en changer la démocratie elle-même. L’économie numérique est bien une mine de création d’emplois, d’innovation et de croissance. Néanmoins, elle ne peut se réaliser au mépris du respect de la protection des données et de la vie privée. Si chaque citoyen européen a droit à l’internet et au haut débit où qu’il se trouve, il a droit aussi au respect de sa vie privée. Je suis donc en faveur d’un marché unique numérique régulé qui place l’individu au cœur de ses préoccupations».

 

 

General view of the Plenary chamber in Brussels - PHS Hemicycle - Plenary session week 46 2014

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